Tolar Grande
L’accueil glacial de Tolar Grande
Arriver à Tolar Grande ressemblait moins à un retour au bercail qu'à une épreuve de patience. J'ai débarqué dans le village après un long voyage, épuisé et désespéré de prendre une douche, pour me heurter à un mur de silence. C'était le jour de la Fête nationale de l'Argentine, et il semblait que toute la ville avait simplement fermé ses portes. Même le refuge municipal était clos. J'ai passé des heures debout sous un soleil de plomb, à chercher un simple lit ou un visage amical, mais il n'y avait rien. La situation était épuisante, un début laborieux pour ce que j'espérais être une étape spectaculaire du voyage.
Ojos de Mar et la Batterie Gelée
The next morning, I planned to head out to Ojos de Mar early to catch the best light. Nature had other plans. The high-altitude cold had completely frozen my motorcycle battery overnight. I had to scramble, pulling out my toolbox in the biting air and using my Noco Boost to jump-start the engine. By the time I finally reached the site, the sun was higher, but the view was worth the struggle. The colors at 11 a.m. were sublime—vivid shades of green, blue, and turquoise shimmering in the deep natural pools. I launched my drone for some abstract shots, capturing the patterns of the earth from above. As I sat there taking notes, three vicuñas wandered into view, watching me with quiet curiosity. It was a peaceful, cherished moment that made the morning’s mechanical frustrations melt away.
Exploration de la Cueva del Oso et d'El Arenal
Dans l’après-midi, je suis parti en direction d’El Arenal, un paysage qui reflète la beauté rouge et déchiquetée du désert du Diable. Mon objectif était la Cueva del Oso, une grotte nichée dans les collines. Je voulais explorer l’intérieur, mais le passage obligeait à se baisser pour rejoindre l’autre côté. Étant un grand gaillard avec un sac de photo volumineux, j’ai vite compris que j’avais plus de chances de rester coincé que de traverser. J’ai décidé de jouer la prudence et je suis revenu à l’entrée principale, passant le reste de la journée à errer dans les paysages moussus entourant les dunes. Le drone est remonté, capturant l’immensité du terrain avant qu’un coucher de soleil tranquille ne signale la fin d’une longue journée productive.
Desierto del Diablo : un paysage martien
Le voyage vers El Desierto del Diablo a commencé vers 13 heures sous un ciel clair et lumineux. Le trajet d'une heure et demie était à couper le souffle, avec des sommets enneigés encadrant l'horizon. Une fois arrivé, j'ai passé des heures à repérer les angles parfaits, à installer mon trépied et à escalader des collines pour utiliser mon téléobjectif. Alors que le soleil commençait à descendre, les rochers prenaient une teinte rouge profond et ardent, et la lumière devenait douce et éthérée. J'avais l'impression d'avoir été transporté directement dans un épisode de Dragon Ball Z, debout au milieu de formations rocheuses extraterrestres et de poussière sans fin. J'ai poussé mon drone à la limite pour capturer l'échelle du désert avant que la lumière ne disparaisse complètement.
La ville fantôme de la Puna
The ride back to Tolar Grande was a brutal reminder of where I was. As night fell, the temperature plummeted, and I spent the two-hour journey shivering, praying my motorcycle wouldn’t stall in the freezing air. When I finally arrived, the refuge was still locked tight. With no response from the person in charge, I was forced to break in through a bathroom window just to get out of the cold. It was an unsettling end to the night, highlighting the strange, ghostly atmosphere of the village. Tolar Grande is a place of contradictions; the streets are empty, the houses look abandoned, and yet you feel watched. People only open their doors a crack, acting as if they are afraid of the outside world. There is no fuel to be found, only the sound of dogs barking in the silence. It is a beautiful, haunting corner of the world, but the isolation is heavy enough to make you wonder how anyone survives here once the magic of the landscape fades.