San Antonio De Los Cobres

San Antonio De Los Cobres Salta Argentina

La route éprouvante vers San Antonio de los Cobres

Leaving Tolar Grande was a necessity driven by a ticking clock; my visa was running out, and I had to keep moving. The journey to San Antonio de los Cobres proved to be a brutal test of endurance. Between the bone-jarring corrugations and the damaged tracks, my motorcycle was taking a serious beating. At one point, the road turned treacherous, and I found myself sliding across a frozen river. A passing truck driver stopped to help me up, but the chaos didn’t end there. As night fell and the temperature plummeted, my top box—carrying all my essential gear—rattled loose and fell off. I had to backtrack into the dark, shivering and exhausted, until I finally rolled into town to find a bed for the night.

Un expert local et le secret de la Puna

The following day was dedicated to recovery and research. I had seen a specific location on the internet that I was desperate to find, but hours of scouring Google Earth had yielded nothing. I went to the local tourism office, which was manned by a policeman. It turned out to be a stroke of incredible luck; he was a member of the local indigenous community, born in the remote countryside near the very place I was looking for. He recognized the photo instantly. He didn’t just give me directions; he shared the wisdom of the land, warning me about the treacherous state of the roads and even offering to guide me so I wouldn’t get lost in the vastness of the Puna.

Préparation au passage de la frontière du Chili

Au milieu des préparatifs, j'ai dû faire face au cauchemar logistique de mon portefeuille perdu. Sans mes papiers d'origine pour la moto, j'ai passé du temps à imprimer toutes les sauvegardes numériques que j'avais. Ces papiers sont ma bouée de sauvetage pour la traversée à venir entre l'Argentine et le Chili. C'est une situation angoissante, mais j'espère que ces documents suffiront à satisfaire les agents frontaliers dans quelques jours. Voyager de cette façon exige un équilibre constant entre la quête de beauté et la gestion des réalités banales, souvent stressantes, de la vie sur la route.

Îles volcaniques et le Salar de Salinas Grandes

Après une matinée passée à me battre avec le Wi-Fi inexistant de l’hôtel, je suis parti vers le lieu que l’officier m’avait décrit. La route m’a fait traverser un petit village de seulement trois ou quatre maisons, un endroit si reculé que je me demandais comment on pouvait y construire sa vie. J’ai finalement atteint les îles volcaniques du Salar de Salinas Grandes. Le paysage était saisissant — une beauté préhistorique et austère qui semblait totalement déconnectée du monde moderne. Même si le ciel était un peu trop dégagé pour mes préférences photographiques, l’échelle des îles face à l’étendue du salar était magnifique.

Le Coût du Voyage et l'Horizon Glacé

Le retour fut un rappel que ce mode de vie n’a rien d’un séjour de détente. Une nouvelle panne mécanique due aux vibrations survint lorsque la vis de mon support de téléphone sauta, envoyant mon téléphone culbuter dans la poussière pour la dixième fois. J’ai démonté une partie de la moto pour la retrouver, mais la vis avait disparu — une frustration minime mais coûteuse de plus dans une série d’imprévus quotidiens. Quand le soleil déclina, le froid devint mordant. Même avec deux paires de gants, le froid s’infiltrait jusqu’aux os. J’ai aperçu les lumières de San Antonio de los Cobres à l’horizon et j’ai ressenti un élan de soulagement, pensant être tout proche. Mais ces lumières étaient une illusion cruelle ; j’ai roulé pendant ce qui m’a semblé des heures, et elles ne semblaient jamais se rapprocher. Ce fut un long combat glacé pour revenir, mais en repensant aux photos de ces îles volcaniques, le sacrifice en valait pleinement la peine.

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