Retour à Sao Luis après 17 ans !!!
Quelle montée d’émotions — j’étais enfin de retour à São Luís do Maranhão, la ville où j’ai passé deux des années les plus intenses de ma vie. Chaque pavé, chaque mélodie, chaque visage familier portait des souvenirs qui déferlaient sur moi comme une vague.
Arpenter à nouveau ces rues, c'était comme entrer dans une capsule temporelle. Je suivais les mêmes chemins que je parcourais autrefois chaque jour, à l'époque où je vendais des crêpes dans le centre-ville animé. L'air bourdonnait de rythmes reggae s'échappant des fenêtres ouvertes, et le goût d'un Guaraná Traditional bien frais raviva un flot de nostalgie. Mais rien n'égalait le pouls vibrant du Bumba Meu Boi, ses couleurs et son énergie si vivantes qu'on aurait dit que la ville elle-même respirait.
Puis il y avait Carla—une vieille amie de Tambor da Crioula—qui m'a replongé au cœur de tout cela. Elle m'a pris sous son aile, et ensemble, nous nous sommes abandonnés au Carnaval pendant huit jours entiers. Nous avons dansé jusqu'à l'aube au Bumba Meu Boi de Maracanã, nous perdant dans les chants de la vie et dans l'effervescence électrique de la foule. Ces levers de soleil, peints de sueur et de rires, sont des moments que je garderai pour toujours.
Maintenant, alors que je suis là, la question persiste : devrais-je revenir chaque année, ne serait-ce que pour quelques mois ? Cet endroit n’est pas qu’une ville, c’est une partie de moi. Et repartir, c’est comme arracher un morceau de mon âme.